[...] Ce jour là , ils décidèrent ensemble qu’ils lui implanteraient des paupières électriques. Parce qu’ils se retrouvaient souvent dans les 65 km de nuages sur le boulevard Sérurier. A y regarder de plus près quelques films muets dont ils parlaient bien plus que des films parlants. Et leur besoin d’insuline y était extravagant : il fallait, par la pénétration, toucher les cellules cibles. Elle en aurait besoin là -bas, de ces paupières électriques.
Le passé n’y existait pas.
Le futur n’y existait pas.
Le présent non plus.
Les mots eux-mêmes n’existaient pas. Les gens mentaient à deux mille à l’heure et c’était suffisant. Car devant un film, il avait toujours été de préserver l’essentiel : ne pas se demander pourquoi mais s’imaginer, se dérober derrière un nuage, compter et s’endormir pour continuer le film. Il lui fallait donc avoir ces paupières électriques. [...]
Tony Faria-Fernandes
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Il fallait donc ce temps électrique , les images flottantes puis aspirées . Toute cette organisation statique au ronron mécanique.. Le fléau de Prométhée au service du souvenir face a cette oubli programmé au perle de sens.
Des mots pour voir,des images pour se rappeler.
J’ai bien retenu ce que tu m’avais dit : pour faire passer au mieux l’électricité il faut le plus d’espace possible dans le texte, … donc sauter des lignes !
La tension qui passe par la virgule …