Un Greenaway peut en cacher un autre … (Philippe Pilard, extrait de la plaquette conçu par la cinémathèque de Nice pour la venue de Peter Greenaway)


Peter Greenaway, mais encore ? Le cinéaste ou le peintre ? L’humoriste, le calligraphe ? Le lauréat du Festival de Cannes ? L’écrivain ? Le concepteur d’expositions et installations un peu partout dans le monde ? L’admirateur de Resnais, d’Eisenstein et de Fellini ? Ou de Webern, de Perec ou de Borges ? Celui qu’on qualifia naguère d’ »omnivore culturel » ?

Artiste britannique ? Voire … Greenaway a pris ses distances avec Albion, ce qui ne l’a pas empêché d’être récemment décoré O.B.E., ce qui est un peu l’équivalent, outre-Manche, de notre Légion d’Honneur …

Anecdote révélatrice : en janvier 1993, Peter Greenaway présente au Musée du Louvre à Paris, une exposition intitulée Le Bruit des nuages. C’est un succès.

Outre-Manche, on s’interroge.

On lit par exemple dans un journal britannique (sérieux) : « A l’évidence, les Français voient en Greenaway quelque chose que les Anglais ont loupé … Pour les Français (sic), chez qui le cinéma est une forme artistique importante (re-sic), l’Å“uvre de Greenaway exerce une attraction irrésistible … A l’évidence encore, cette excentricité à l’anglaise satisfait le goût français pour l’exotisme. Peut-être aussi est-ce dut à sa rigueur intellectuelle, chacune de ses images étant composée, cadrée comme une peinture, sans rien laisser au hasard. « Après tout, dit Greenaway, je suis un cinéaste classique …. ». (Light in Flight par Patricia McCulloch, The Guardian Weekly, 24/01/93) Et dans la presse française : « Il fallait un Anglais (sic) pour mettre en scène Le Bruit des nuages … On s’attendait au pire, c’est le meilleur qui nous est donné … » (H. Bellet, Le Monde, 12/01/93).


Drowning by numbers Le spectateur hyper (inter)actif   la leçon de Greenaway


Retrouvez ici la leçon de cinéma de Peter Greenaway (en anglais). L’enregistrement a été fait en pirate, la cinémathèque de Nice refusant un enregistrement filmé. Ils filment eux-mêmes toutes les représentations pour un usage qu’ils gardent privés. Puisque, c’est évident, l’accès à ses images reste ensuite interdit au public ! C’est leur conception d’une cinémathèque, l’inverse même de celle-là fondée par Langlois, mais bon …


Introduction :


1ère partie :


2nde partie :


3ème partie :


4ème partie :


5ème partie :


6ème partie :


7ème partie :


8ème partie :


9ème partie :


Tony Faria-Fernandes

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