Ses pieds étaient nus sur le long balcon de sable. De ses yeux fermés contemplaient les étoiles.
Elle dansait, les pieds nus sur le balcon de sable. Sans s’arrêter. Pendant des nuits entières, elle s’offrait à ces gens de passage avec le même charme, la même tendresse ; suaves caresses de sa peau lentement électrique. Son corps s’étincelait en mille éclats au chant de la nuit tombante.
« Mère des souvenirs, maîtresse des maîtresses, Ô toi tous mes plaisirs, Ô toi tous mes devoirs » éclatait l’homme, assis auprès d’elle. Autour d’eux, d’interminables photographies flottaient, dansaient sur les vagues pour disparaitre sur la rive. Et il l’aimait éperdument. Il la désirait si fort que tout autre femme ou tout autre homme n’auraient pu rendre raison à cet amour.
Elle en respirait, elle l’aimait aussi, quel effroi. » (extrait Le noir acrylique)
IMAGE SEULEMENT
(qui menace de se dissoudre dans l’ellipse de la raison)
SUR LES MURS
LA MÉMOIRE
DES RIRES QUI LOUENT LE MOUVEMENT
DES ONGLES QUI ARRACHENT LE CRI
LES CORPS AVALES PAR LA PLUIE ET LES CHEVAUX FOUS
L’ALLÉGRESSE DU RAVISSEMENT
IRRÉVOCABLE
LA MAIN SUR LA BOUCHE
POUR ÉTOUFFER LE SOUFFLE
IMAGE SEULEMENT
ET NON PAS PENSÉE
Maja Losic
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draga moja Majica umjetnica
ljubim te do neba