Paris/Londres, 1965. Odile, mariée à un révolutionnaire italien, Ugo, et mère d’un petit garçon, se voit proposer un reportage dans une banlieue industrielle de Londres. C’est un reportage très important pour le journal où elle travaille : un spectacle réputé pour ses immenses tours de magie. Mais là-bas ces crises d’angoisses se font de plus en plus fréquentes. Et alors qu’elle assiste à une répétition du spectacle, elle rencontre Lulu, un musicien-chanteur. Très vite elle le suit dans sa quête d’une révolte pop et ses crises disparaissent. Tous les soirs après les prises de sons, il la raccompagne à son hôtel et lui glisse à l’oreille : « je vais me coucher Odile … et vous qu’est-ce que vous faîtes ce soir ? ». Mariée mais troublée, elle ne répond cependant jamais à la demande de l’homme …

De retour en France, ses crises reviennent jusqu’à perdre l’équilibre. Son mari insiste alors pour qu’elle soit hospitalisée. Elle s’échappe et part à Londres à la recherche de son amant, mais celui-ci reste introuvable. Elle reprend alors le bateau pour la France et erre en ville, cherchant le réconfort auprès d’une amie. De retour chez elle, un colis l’attend, c’est Lulu, sa nouvelle chanson. Sur le dos du disque vynil est écrit simplement « je vais me coucher Odile … et vous qu’est-ce que vous faîtes ce soir ? Lulu ».

C’est une histoire d’amour …

Dans ce film, les hommes sont tous portés par des révoltes qui n’aboutissent jamais à une révolution. Ugo, ce sont les luttes communistes ; Lulu, la pop anglaise. Et autour il y a Odile. Avec Ugo l’amour se fait la jour, c’est une histoire qui se meurt. Quant à Lulu, c’est un amour interdit, un amour de nuit. Un amour de chansons et de photographies. Odile, c’est la beauté de Cleo, le regard de Mouchette, la tendresse d’une femme. Elle tente de se tenir droite dans un plan, mais l’équilibre reste fragile … Dans le film, je veux vraiment la voir chanter quelques vers de Lulu. Il y a à chaque film une tendresse qui ressort de ces scènes tout à coup chantées.

En ce moment je suis très marqué par les portraits et les scènes de vies photographiées par Patric Shaw ; surtout celles en noirs et blancs …


Mouchette, Robert Bresson


Cléo de 5 à 7, Agnès Varda


Le lit de la vierge, Philippe Garrel


La Maman et la Putain, Jean Eustache


17 fois Cécile Cassard, Christophe Honoré

Tony Faria-Fernandes

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